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Somewhere else

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Parfois on n’y peut rien, on a envie d’être ailleurs. Moi cette semaine plutôt que de vaquer à mes obligations professionnelles à Shanghai, j’irais bien:

1. jouer dans le sable blanc des Célèbes

2. boire du thé à la menthe au Riad Fes

3. me faire dorloter au Spa du Verger

Et vous? Où aimeriez-vous être?

A volte non c’e rimedio, vorremmo essere da qualche altra parte. Io questa settimana, ho una gran voglia di sottrarmi ai miei impegni professionali per andare a:

1. giocare nella sabbia bianca del Sulawesi

2. bere un tè alla menta al Riad Fes

3. farmi massaggiare allo Spa du Verger

E voi? Dove vorreste essere?

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Amstramgram #20

#Buffetchinois

Rares sont les expats qui disent ouvertement aimer la bouffe chinoise. Combien de fois on a essayé de traîner nos amis français et italiens au resto chinois du coin. Mais la plupart du temps on finit dans une pizzeria ou dans une resto fusion super cher et même pas bon. Nous on se dit que c’est pas quand on sera rentrés au Canada qu’on pourra manger du mapo doufu ou de la racine de lotus sautée alors mieux vaut en profiter maintenant.

Notre resto préféré à Shanghai? Le Jujube Tree, un endroit 100% végétarien.

Sono pochi gli espatriati che dicono apertamente di amare il cibo cinese. Quante volte abbiamo cercato di portare i nostri amici francesi e italiani a mangiare in un ristorante locale. Ma finiamo sempre in pizzeria o in un ristorante fusion carissimo e neanche tanto buono. Noi siamo convinti che è ora il momento di mangiare il mapo doufu e la radice di loto saltata perche dopo, quando saremmo rientrati in Canada, sarà troppo tardi.

Il nostro ristorante preferito a Shanghai? Il Jujube Tree, un posto 100% vegetariano.

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Voyeur

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Les rares fois où je me réveille en pleine nuit j’aime bien regarder les immeubles autour de moi pour voir ce que font mes voisins. Adolescente quand je vivais au Québec, il m’arrivait de faire la même chose mais j’avais beau passer la nuit à la fenêtre du salon rares étaient les fois où j’entrevoyais de la lumière dans le bungalow d’en face. C’était toujours d’un calme plat et ça m’angoissait, probablement parce qu’à l’époque je regardais beaucoup trop de films d’horreur. J’en étais arrivée à la conclusion qu’aucun de mes voisins ne souffrait d’insomnie. Impossible de voir qui que ce soit en Italie non plus, toutes les maisons sont munies de persiennes qu’on ferme hermétiquement une fois la nuit tombée pour éviter les regards indiscrets. À Shanghai c’est une toute autre histoire. Dans une métropole de 17 millions d’habitants, on est toujours sûr de trouver un ou deux insomniaques. Du coup je découvre l’effet apaisant que peut avoir une pièce illuminée en plein cœur de la nuit. Comme si le fait d’allumer deux lampes de chevet au même moment créait une sorte de connivence entre deux inconnus. On se sent déjà moins seul avec son insomnie et ses idées noires.

À Hong Kong les immeubles sont tellement collés les uns aux autres que pas besoin d’attendre l’obscurité pour espionner nos voisins. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le photographe allemand Michael Wolf dans sa série d’images Window Watching. L’artiste a capturé des scènes de la vie de ses voisins et les dévoile maintenant au grand public. Ici personne ne prend la pose, les sujets vaquent à leurs occupations quotidiennes sans se douter qu’ils sont pris en photo. Génie artistique ou voyeurisme selon vous ?

Le poche volte che mi sveglio di notte, mi piace guardare gli edifici intorno a me per vedere cosa fanno i miei vicini. Quando ero adolescente in Canada, facevo la stessa cosa ma potevo passare ore alla finestra del salotto senza intravedere un raggio di luce nel bungalow di fronte. La situazione era inesorabilmente quieta e questo mi angosciava, probabilmente perche a quell’epoca guardavo troppi film d’orrore. Ero arrivata alla conclusione che nessun dei miei vicini soffriva d’insomnia. Di notte non vedevo nessuno nemmeno in Italia dove le case sono tutte dotate di persiane che vanno chiuse ermeticamente dopo il tramonto per evitare gli sguardi indiscreti. A Shanghai è una storia diversa. In una metropoli di 17 milioni di abitanti, c’e sempre uno o due insonni. Così ho scoperto con piacere l’effetto rassicurante che può avere una stanza illuminata nel cuore della notte. Come se grazie alla luce di due lampade accese allo stesso tempo si creasse una sorta di legame tra due sconosciuti. Uno si sente già meno solo con i suoi pensieri oscuri.

Gli edifici di Hong Kong sono così vicini uno dall’altro che non c’e bisogno di aspettare il buio per spiare i vicini. L’ha fatto il fotografo tedesco Michael Wolf nella sua serie di immagini Window Watching. L’artista ha catturato scene della vita dei suoi vicini di casa e le presenta ora al pubblico. Qui nessuno prende la posa, i soggetti sono impegnati nelle loro attività quotidiane e non si rendono conto che qualcuno li riprende. Secondo voi, genio artistico o voyeurismo?

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Hong Kong is home

Hong Kong a le don de me couper le souffle. Même après plusieurs visites, je suis toujours aussi emballée par l’énergie urbaine qui y règne. Toutes les fois je me dis que je pourrais facilement y vivre, même si les Hongkongais sont un peu bourrus et que je ne comprends rien au cantonnais. D’abord on est frappé par son chaos fourmillant mais ensuite on découvre avec plaisir que derrière la façade de son skyline illuminé et de ses boutiques de luxe, Hong Kong c’est aussi des quartiers typiques, des marchés bruyants, des villages de pêcheurs et des promenades dans la nature. En fait Hong Kong c’est tout à la fois. Vous ne me croyez pas ? Jettez un coup d’œil à ce clip de Javin Lau, un Torontois amoureux lui-aussi de cette ville pleine de contrastes et qui a su en capter le potentiel pour un time lapse. La prochaine fois ce sera à mon tour de vous donner mes bons plans dans ma ville coup de cœur.

Hong Kong riesce sempre a togliermi il fiato. Anche dopo diverse visite, rimango sempre galvanizzata dalla sua energia e mi dico che potrei facilmente vivere li anche se i hongkongesi non sono il popolo più simpatico di questa terra. All’inizio si è colpito dal suo caos brulicante ma poi si scopre che dietro la facciata del suo skyline illuminato e delle sue boutique di lusso, Hong Kong è anche quartieri tipici, mercati rumorosi, villaggi di pescatori e passeggiate nella natura. Infatti Hong Kong è tutto allo stesso tempo. Non mi credete? Date un’occhiata a questa clip realizzato da Javin Lau, un’artista di Toronto innamorato anche lui di questa città piena di contrasti e che ha saputo catturarne il potenziale per un time lapse. Prossima puntata: alcuni consigli per godervi la mia città preferita!

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Amstramgram #19

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#Redlanterns

Non, vous n’êtes pas victime d’hallucinations. Mais beaux-parents sont bel et bien à Shanghai depuis presque deux semaines.

No, non avete le allucinazioni. I miei suoceri sono davvero a Shanghai da quasi due settimane.

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Sooner or later

procrastinationSouvent c’est quand on a le plus à faire qu’on prend le loisir de perdre son temps. En langage savant ça s’appelle procrastination : tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose. Moi vous l’aurez deviné, je suis la reine de la procrastination et Mr. Carducci est mon roi car lui aussi aime bien remettre à plus tard les tâches ménagères et les menus travaux dans l’appart. Notre procrastination est principalement liée à l’absorption de plusieurs tasses de café devant l’ordi. C’est un fait, l’espace virtuel est l’environnement par excellence où perdre son temps.

Ces derniers temps au lieu de travailler je procrastine en regardant en rafale la saison 6 de Mad Men sur mopvideo, en me faisant des paniers virtuels chez & Other Stories et Anthropologie (trop plate qu’ils ne livrent pas en Chine) et en lisant des blogs de voyage (faut bien choisir la prochaine destination!).

Mr. Carducci lui procrastine en postant des photos de son quotidien sur Instagram (souvent sans filtre), en regardant des clips cute qui mettent en vedette des animaux (genre celui-là) et en fréquentant l’école de cuisine en ligne du chef Sergio Maria Teutonico.

Et vous ? Comment procrastinez-vous ?

Spesso è quando uno ha tanto da fare che si prende il lusso di perdere tempo. Nel linguaggio scientifico si chiama procrastinazione: rinviare a domani con lo scopo di temporeggiare o, addirittura, di non fare ciò che si dovrebbe. Avrete capito che io sono la regina della procrastinazione e Mr. Carducci è il mio re perché anche a lui piace rimandare, sopratutto le faccende domestiche e i lavoretti in casa. Spesso e volentieri la nostra procrastinazione è legata all’assorbimento di tante tazze di caffè davanti al computer. E’ un fatto, lo spazio virtuale è l’ambiente perfetto per perdere tempo.

Ultimamente invece di lavorare procrastino guardando la stagione 6 di Mad Men su mopvideo, facendo carrelli virtuali da & Other Stories ed Anthropologie (peccato che non spediscono in Cina) e leggendo mille blog di viaggi (devo pure scegliere la nostra prossima destinazione!).

Mr. Carducci lui procrastina pubblicando foto del suo quotidiano su Instagram (spesso dimentica di mettere un filtro), guardando clip carini che mettono in scena animali (come questo) e frequentando la scuola di cucina on-line dello chef Sergio Maria Teutonico.

E voi? Cosa fate quando procrastinate?

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Au moins il fait chaud

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Il faisait un temps fantastique en mai à Boracay/ C’era un tempo meraviglioso a Boracay a maggio

J’ai peur d’une chose quand je pars en voyage. Pas que l’avion s’écrase, pas d’attraper la tourista. Non, le seul truc dont j’ai peur c’est qu’il pleuve. Parce que quoi qu’en pensent les optimistes positifs compulsifs (ceux qui disent «il pleut mais au moins il fait chaud !»), la flotte ça ruine vraiment des vacances. J’ai déjà annulé un voyage en Thaïlande 24 heures avant le départ car les prévisions Accuweather ne laissaient présager rien de bon et j’étais angoissée à l’idée de passer une semaine sur la plage sous mon parapluie. Oui, je suis folle comme ça. D’ailleurs depuis cet épisode Mr. Carducci m’oblige à prendre une assurance annulation. Avec l’âge je suis devenue plus organisée par contre et j’ai élaboré une méthode à faire mourir d’envie les stratèges militaires affectés aux missions de sauvetage au Moyen Orient. Tout au long de l’année je recueille des infos voyage sur le net, dans les magazines et auprès de mes amis et collègues. J’oublie les endroits que j’ai déjà visités (pas le temps selon moi de voir deux fois la même chose !) et ceux qui ne m’intéressent pas vraiment (genre le Népal et le Danemark). Ensuite j’associe les variables à disposition, l’idée étant d’obtenir la formule suivante: date + faible probabilité de pluie = destination vacances. Pour ça pas besoin de tableau excel, la variable fixe c’est la date car nos jours de congé ne changent pas vraiment d’une année à l’autre. Pour ce qui est de la variable « pluie », après 7 ans en Asie je commence à avoir une bonne idée du temps qu’il fait au Vietnam en octobre (déconseillé) ou en Inde en février (recommandé). Je fais quand même un tour sur le site Quand partir pour m’assurer que la période des moussons n’a pas subi les contrecoups du réchauffement de la planète. Zéro probabilité d’averse dans le désert du Sahara ? Mr. Carducci prépare ton turban, on s’en va camper chez les Touaregs !

C’e una cosa sola che mi fa paura quando viaggio. Volare? Beccare qualche disturbo intestinale? No, l’unica cosa che temo veramente è la pioggia. Gli ottimisti positivi compulsivi (quelli che dicono "piove ma almeno fa caldo!") provano a convincerci del contrario ma io so che non c’è niente di meglio che la pioggia per rovinare delle vacanze. Ho già cancellato un viaggio in Thailandia 24 ore prima della partenza, perché le previsioni AccuWeather non lasciavano sperare nulla di buono ed ero angosciata al pensiero di trascorrere una settimana sulla spiaggia sotto il mio ombrello. Sì, a volte sono pazza. Mr. Carducci lo sa e mi obbliga ora a prendere un’assicurazione annullamento. Pero con l’età sono diventata più organizzata e ho messo a punto un metodo che m’invidiano i strateghi militari assegnati alle missioni di salvataggio in Medio Oriente. Durante tutto l’anno raccolgo informazioni su potenziali viaggi su internet, riviste e da amici e colleghi. Dimentico i posti dove sono già stata (non c’è tempo per vedere due volte la stessa cosa!) e quelli che non mi interessano (tipo Nepal e Danimarca). Poi associo le variabili a disposizione con l’idea di ottenere la seguente formula: data + bassa probabilità di pioggia = destinazione vacanza. Non serve una tabella excel ! La variabile fissa è la data perche i nostri giorni di ferie cambiano raramente da un anno all’altro. Per quanto riguarda la variabile "pioggia", dopo 7 anni in Asia so più o meno che tempo c’e in Vietnam ad ottobre (sconsigliato) o in India a febbraio (consigliato). Per essere proprio sicura guardo anche il sito Quand partir giusto per verificare che la stagione dei monsoni non abbia subito i controcolpi del riscaldamento globale. Zero probabilità di pioggia nel deserto del Sahara? Mr. Carducci prepara il turbante, andiamo in campeggio dai Tuareg!

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