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Give me a M, give me a B, give me a A. Give me a MBA!

MBA_case_studies

En Chine on parle souvent de pollution atmosphérique, de scandales alimentaires et de mauvais goût vestimentaire mais il y a selon moi un fléau encore plus menaçant pour l’humanité : la surabondance de managers. Les general managers et les project managers surtout, qui sont partout et qui menacent de prendre bientôt le contrôle du monde entier. Ces zombies des temps modernes ont une arme commune : un MBA complété en un an de cours du soir dans une business school inconnue affiliée de près (ou souvent de loin) à une université américaine du Kentucky ou de l’Iowa. L’excellence académique, l’expérience professionnelle ou la maîtrise parfaite de l’anglais ne sont pas vraiment des critères de sélection, la capacité financière à acquitter les coûts associés au programme qui tournent autour de 700,000RMB par an est par contre un prérequis. Un peu cher certes mais les étudiants savent bien que c’est ce diplôme qui leur ouvrira directement les portes du management office, cet endroit où on boit beaucoup de café Nespresso et où on dit aux autres les choses qu’ils doivent faire. Ça ne poserait pas problème si on savait comment les faire ces choses. Malheureusement, je trouve que c’est rarement le cas. Y a pas de formule magique, pour être un bon manager ça prend de l’expérience et de l’intelligence et pas seulement des notions théoriques validées par un bout de papier chèrement payé.

Les entreprises, pas folles, sont aussi en train de s’en rendre compte. Le Wall Street Journal annonçait au début de l’année que plusieurs d’entres elles préfèrent maintenant embaucher de jeunes diplômés pour les former en interne et que le MBA n’est plus de nos jours une garantie de salaire élevé. Qui sait comment les écoles adapteront leur stratégie marketing suite à ce revirement de situation…

In Cina si parla spesso d’inquinamento atmosferico, di scandali alimentari e di cattivo gusto ma a mio parere c’è una maledizione ancora più grande per l’umanità: la sovrabbondanza di manager. Di general manager e di project manager sopratutto, che sono ovunque e minacciano di controllare presto il mondo. Questi zombie dei tempi moderni hanno un’arma comune: un MBA ottenuto dopo un anno di corsi serali in una business school sconosciuta e affiliata ad una università americana del Kentucky o dell’Iowa. L’eccellenza accademica, l’esperienza di lavoro o la perfetta conoscenza dell’inglese non sono criteri di selezione ma la disponibilità economica per pagare i costi associati al programma (che si aggirano intorno alle 700.000RMB all’anno) è un prerequisito. Un po’ costoso è vero ma gli studenti sanno che sarà questo diploma ad aprirli le porte del management office, il luogo dove si beve un sacco di caffè Nespresso e si dice agli altri le cose che devono fare. Non sarebbe un problema se questi nuovi manager sapessero come farle queste cose. Purtroppo, a volte non è il caso. Non c’è una formula magica per essere un buon manager, ci vuole esperienza e intelligenza, non solo concetti teorici convalidati da un pezzo di carta pagato a caro prezzo.

Le aziende stanno cominciando a rendersene conto. All’inizio dell’anno, il Wall Street Journal annunciava che molte di loro preferiscono ora assumere giovani laureati per formarli internamente e che il MBA non è più una garanzia di stipendio alto. Chissà come le scuole adatterano le loro strategia di marketing in seguito a questa inversione di tendenza…

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