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Le départ

Hier Mr. Carducci et moi avons eu une journée de merde. Et pour cause, une personne que nous aimions beaucoup nous a quittés. Et même si les médecins nous avaient prévenus et qu’on s’y attendait, ça nous a donné un sacré coup parce que (quoiqu’on en dise) on n’arrive jamais vraiment à se préparer au départ d’un proche. Ça fait de la peine et on n’y peut rien.

Je ne sais pas si c’est le propre du deuil à distance mais moi la chose qui me fait le plus freaker quand les gens partent pour de bon, c’est de ne plus jamais entendre leur voix. Je ne suis pas ingénue, je sais bien que les années passeront et qu’inévitablement j’en oublierai les sonorités. La voix c’est pas comme les visages qu’on fixe et qu’on immortalise si facilement sur les photos de vacances. C’est fugace la voix. Pour l’instant je l’entends encore dire qu’on faisait bien de vivre à l’autre bout du monde et qu’il serait toujours temps de se poser et de venir « s’embêter » à Istia d’Ombrone. Je l’entends aussi dire qu’elle aimerait bien voyager. Et moi j’aurais dû lui répondre : « Fais ta valise, on t’emmène à Shanghai » mais je ne l’ai pas fait, simplement parce que je me disais qu’on avait tout le temps devant nous.

J’aurais dû mais je ne l’ai pas fait. Là j’espère juste qu’elle est en train de faire un maudit beau voyage.

Ieri Mr. Carducci e io abbiamo avuto una giornata di merda. Stavolta avevamo un buon motivo, una persona che amiamo tanto è deceduta. Anche se i medici l’avevano preannunciato e ce lo aspettavamo, questa notizia ci ha comunque sconvolti perché (diciamo le cose come stanno) non possiamo mai veramente prepararci alla perdita di qualcuno di caro. E’ triste, non c’e niente da fare.

Non so se è caratteristico del lutto a distanza, ma la cosa che più mi turba quando vanno via per sempre le persone è di non avere più la possibilità di sentire la loro voce. Sono poco ingenua, so che gli anni passerano e che inevitabilmente ne dimenticherò il suono. La voce non è come i visi che si lasciano catturare con la macchina fotografica e che rimangono impressi sulle foto di vacanza. No. E’ eterea la voce. Per il momento me la ricordo bene e la sento dire che facevamo bene a vivere dall’altra parte del mondo, che saremmo sempre stati in tempo a stabilirci e “annoiarci” ad Istia d’Ombrone. La sento anche dire che avrebbe voglia di viaggiare. E io in quel momento avrei dovuto rispondere “Fai la valigia che ti portiamo a Shanghai”, ma non l’ho fatto perché ho pensato che avevamo ancora un sacco di tempo davanti.

Avrei dovuto, ma non l’ho fatto. Ora spero solo che si sta facendo un bel viaggio.

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