Poster un commentaire

Plastoche

1-483291_0x440

Ces derniers temps je me regarde dans la glace au réveil et je me trouve l’air fatigué. Mes collègues, ces harpies, me l’ont aussi gentiment fait remarquer à la pause déjeuner : j’ai les yeux cernés, le teint blême et brouillé et le cheveu terne. Même mon iconique rouge à lèvres MAC Dubonnet ne réussit pas à me donner meilleure mine. Effets collatéraux de la fatigue, de la pollution ou de la fin de la trentaine ? Je n’en sais rien mais je mise beaucoup sur les vacances d’été pour me donner un coup de jeune. Et si ne rien faire pendant un mois n’améliore pas mon aspect? Je pourrai toujours me tourner vers la chirurgie esthétique pour gommer mes poches et affiner mon grain de peau. D’ailleurs il y a fort à parier que je ne serai pas seule dans la salle d’attente car depuis quelque temps la chirurgie esthétique connaît en Chine un boom sans précédent. L’engouement est tel que le pays, avec ses trois millions d’opérations esthétiques pratiquées en 2010, se classe maintenant au premier rang mondial, devant les États Unis et le Brésil. Ici point de postérieurs liftés comme à Rio, la blépharoplastie (une chirurgie des paupières pour débrider les yeux), l’allongement du nez et l’augmentation mammaire constituent le hit-parade des opérations les plus en demande. Dans cette société de plus d’un milliard d’individus, on se doit d’être parfait pour affronter la concurrence sur le marché du travail et tous les jours de (très) jeunes filles n’hésitent pas à passer sous le bistouri pour améliorer leur aspect physique en vue de décrocher le job (ou l’homme) de leur vie. Les cours d’anglais du dimanche matin à English First et les MBA dans les universités américaines ne suffisent plus, la beauté est devenue la frontière ultime à franchir dans la quête de la réalisation professionnelle, de la richesse et donc du bonheur. Mais le plastique Made in China apporte son lot de dangers : les nombreuses cliniques qui ouvrent leurs portes chaque semaine ne sont bien évidemment pas toutes de qualité égale et le domaine de la chirurgie esthétique reste ici encore mal réglementé. Avec en moyenne un débridage des yeux toutes les quinze minutes, des cliniques ouvertes 24 heures sur 24 et le manque d’expérience de 99% des chirurgiens, les possibilités d’erreur sont infinies et les victimes, rarement compensées en cas de ratage ou d’excès de botox.

E’ un po’ che mi trovo l’aria stanca quando mi guardo la mattina allo specchio. Anche le mie colleghe, queste arpie, me l’hanno fatto gentilmente notare durante la pausa pranzo: ho le occhiaie, i capelli opachi e la pelle pallida e intossicata. Deduco che nemmeno il mio abituale rossetto MAC Dubonnet riesce a darmi l’aura di una persona in salute. Effetti collaterali della stanchezza, dell’inquinamento o dell’età? Non lo so, ma confido molto nelle prossime vacanze estive per darmi un tocco di ringiovanimento. E’ se non fare niente durante un mese non funziona, potrò sempre buttarmi sulla chirurgia estetica per cancellare le mie occhiaie e correggere la grana della mia pelle. Scommetto che non sarò da sola nella sala d’attesa perché da un po’ di tempo in Cina la chirurgia estetica va a ruba. La mania è tale che il paese, con i suoi tre milioni di interventi eseguiti nel 2010, è ora al primo posto nel mondo, davanti agli Stati Uniti e Brasile. Qui niente sedere gonfiato come a Rio, in cima alla classifica delle operazioni più richieste ci sono la blefaroplastica (chirurgia delle palpebre per agrandire gli occhi), l’allungamento del naso e l’aumento del seno. In questa società di più di un miliardo di persone, uno deve essere più che perfetto per competere sul mercato del lavoro. Questo spinge tante ragazze (molto) giovani ad andare sotto i ferri per migliorare il loro aspetto fisico al fine di mettere la mano sul lavoro (o l’uomo) dei loro sogni. Le lezioni di inglese della domenica mattina alla English First e i MBA in università americane non bastano più, la bellezza è diventata l’ultima frontiera da attraversare per raggiungere il successo professionale, la ricchezza e, quindi, la felicità. Ma la plastica Made in Cina viene con i suoi pericoli: le numerose cliniche private non sono ovviamente tutte di pari qualità e il campo della chirurgia estetica rimane qua ancora scarsamente regolamentato. Con una media di una blefaroplastica ogni quindici minuti, delle cliniche low cost aperte 24 ore su 24 e la mancanza di esperienza di 99% dei chirurghi, le possibilità di errore sono infinite e raramente le vittime vengono risarcite in caso di operazione non riuscite o di eccesso di botox.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s