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Voyeur

windowwatching

Les rares fois où je me réveille en pleine nuit j’aime bien regarder les immeubles autour de moi pour voir ce que font mes voisins. Adolescente quand je vivais au Québec, il m’arrivait de faire la même chose mais j’avais beau passer la nuit à la fenêtre du salon rares étaient les fois où j’entrevoyais de la lumière dans le bungalow d’en face. C’était toujours d’un calme plat et ça m’angoissait, probablement parce qu’à l’époque je regardais beaucoup trop de films d’horreur. J’en étais arrivée à la conclusion qu’aucun de mes voisins ne souffrait d’insomnie. Impossible de voir qui que ce soit en Italie non plus, toutes les maisons sont munies de persiennes qu’on ferme hermétiquement une fois la nuit tombée pour éviter les regards indiscrets. À Shanghai c’est une toute autre histoire. Dans une métropole de 17 millions d’habitants, on est toujours sûr de trouver un ou deux insomniaques. Du coup je découvre l’effet apaisant que peut avoir une pièce illuminée en plein cœur de la nuit. Comme si le fait d’allumer deux lampes de chevet au même moment créait une sorte de connivence entre deux inconnus. On se sent déjà moins seul avec son insomnie et ses idées noires.

À Hong Kong les immeubles sont tellement collés les uns aux autres que pas besoin d’attendre l’obscurité pour espionner nos voisins. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le photographe allemand Michael Wolf dans sa série d’images Window Watching. L’artiste a capturé des scènes de la vie de ses voisins et les dévoile maintenant au grand public. Ici personne ne prend la pose, les sujets vaquent à leurs occupations quotidiennes sans se douter qu’ils sont pris en photo. Génie artistique ou voyeurisme selon vous ?

Le poche volte che mi sveglio di notte, mi piace guardare gli edifici intorno a me per vedere cosa fanno i miei vicini. Quando ero adolescente in Canada, facevo la stessa cosa ma potevo passare ore alla finestra del salotto senza intravedere un raggio di luce nel bungalow di fronte. La situazione era inesorabilmente quieta e questo mi angosciava, probabilmente perche a quell’epoca guardavo troppi film d’orrore. Ero arrivata alla conclusione che nessun dei miei vicini soffriva d’insomnia. Di notte non vedevo nessuno nemmeno in Italia dove le case sono tutte dotate di persiane che vanno chiuse ermeticamente dopo il tramonto per evitare gli sguardi indiscreti. A Shanghai è una storia diversa. In una metropoli di 17 milioni di abitanti, c’e sempre uno o due insonni. Così ho scoperto con piacere l’effetto rassicurante che può avere una stanza illuminata nel cuore della notte. Come se grazie alla luce di due lampade accese allo stesso tempo si creasse una sorta di legame tra due sconosciuti. Uno si sente già meno solo con i suoi pensieri oscuri.

Gli edifici di Hong Kong sono così vicini uno dall’altro che non c’e bisogno di aspettare il buio per spiare i vicini. L’ha fatto il fotografo tedesco Michael Wolf nella sua serie di immagini Window Watching. L’artista ha catturato scene della vita dei suoi vicini di casa e le presenta ora al pubblico. Qui nessuno prende la posa, i soggetti sono impegnati nelle loro attività quotidiane e non si rendono conto che qualcuno li riprende. Secondo voi, genio artistico o voyeurismo?

3 commentaires sur “Voyeur

  1. On pourrait en vendre au Québec, mais je ne suis pas certain que ça marcherait fort !

  2. Je me demande juste pourquoi le gars a une chaise de massage industrielle dans son salon!?

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