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Smog

Crédit photo: Ed Jones/ AFP/ Getty Images

Crédit photo: Ed Jones/ AFP/ Getty Images

Quand je vivais à Québec, Monsieur Ashton avait trouvé une façon originale pour nous faire avaler l’hiver et, par le fait même, un peu de fast food. Pendant le mois de janvier, le resto appliquait un rabais météo sur le prix de la poutine, ce mets qui passé trois heures et demie du matin semble le top de la  gastronomie (comme le chante si bien le groupe Mes Aieux). Moins 25 degrés dehors ? On payait notre poutine sauce barbecue 25% de moins. Quand tu as un coup dans le nez, un rabais du genre ça devient vite la chose la plus « wow super extraordinaire trop cool ». C’était la belle époque où :

  • je dansais sur du Nirvana et du Red Hot Chili Pepper
  • je portais des mini jupes
  • je buvais de la bière Black Label
  • j’avais les cheveux noirs
  • je résistais jusqu’au last call
  • la combinaison bière + poutine ne m’empêchait nullement de dormir d’un sommeil profond jusqu’à midi le jour suivant.

Mais revenons-en au concept du rabais météo difficilement applicable dans un pays autre que le Canada (ok peut-être en Russie). À moins de vivre sur une autre planète (dites-moi laquelle), vous savez probablement qu’en ce moment la pollution étouffe la Chine. Le week end dernier à Beijing, on enregistrait dans l’air un taux de concentration des particules fines, ces terribles PM2.5, de 755 microgrammes par mètre cube. Déjà à 300 l’OMS estime que la pollution est « dangereuse ». Pas très santé, j’en conviens. On respire un peu mieux à Shanghai mais on est loin des grands bols d’air pur du Canada. Pour éviter la psychose généralisée, moi je propose qu’on associe une dimension fun à tout ça car parler tout le temps de masques, de maladies respiratoires et de purificateurs d’air n’est pas très bon pour le moral. D’où l’idée que les restaurants (surtout ceux sur le Bund qui servent des croustillants de foie gras aromatisé à l’orange confite et la facture salée qui vient avec) adoptent un rabais pollution, sous le même modèle que le rabais météo d’Ashton. Un taux de 250? Youppi, une réduction de 250rmb chez Mercato, le nouveau resto italien de Jean-Georges. Peur de sortir dehors car on enregistre un taux de pollution de 500? Pfff, n’importe quoi! Les plus intrépides eux auront droit à un rabais de 500rmb au Ultraviolet !

Quando vivevo a Quebec, Mr. Ashton aveva trovato un modo originale per farci mandare giù l’inverno, e allo stesso tempo, un po’ di fast food. Durante il mese di gennaio, il ristorante applicava uno “sconto meteo” sul prezzo della poutine, questo tipico piatto québécois che mangiamo sopratutto alle quattro del mattino dopo una serata in discoteca. Meno 25 gradi fuori? Il cliente aveva diritto a 25% di sconto. Quando hai bevuto troppo, un risparmio del genere diventa facilemente la più grande figata del mondo. Cosa volete, avevo 20 anni ed era il momento migliore della vita:

  • ballavo su Nirvana e Red Hot Chili Pepper
  • indossavo minigonne
  • bevevo solo birra di marca Black Label
  • avevo i capelli neri
  • resistevo in discoteca fino alla mattina
  •  la combinazione birra + poutine non mi impediva di dormire pronfondamente sino mezzogiorno del giorno successivo.

Ma torniamo al concetto dello sconto meteo, difficilmente replicabile in un paese diverso dal Canada (ok forse in Russia). A meno che non viviate su un’altro pianeta (ditemi quale), sapete probabilmente che in questo momento l’inquinamento sta soffocando la Cina. Lo scorso week end a Pechino, hanno registrato nell’aria una concentrazione delle polveri sottili, le terribili PM 2.5, di 755 microgrammi per metro cubo. Già a 300, l’OMS dichiara che l’inquinamento è « pericoloso ». Non è molto sano, sono d’accordo. Respiriamo un po’ meglio a Shanghai, ma siamo comunque ben lontani dall’aria pura che avvolge il Canada. Per evitare una psicosi generale, propongo di associare una dimensione divertente a questo problema perche parlare solo di maschere, malattie respiratorie e depuratori d’aria non fa bene al morale. Da qui l’idea che i ristoranti (in particolare quelli del Bund che servono menu elaborati e conti esagerati) adottino uno sconto inquinamento, seguendo l’esempio di Ashton. Un tasso di 250? Evviva! 250rmb di riduzione da Mercato, il nuovo ristorante italiano di Jean-Georges. Paura di andare fuori perché c’e un livello di inquinamento di 500? Macché! I più coraggiosi avranno diritto ad uno sconto di 500rmb da Ultraviolet!

2 commentaires sur “Smog

  1. […] le Bund, y avait pas d’appli pour booker les taxis et surtout on entendait moins parler de pic de pollution. En 2007, les Chinois n’avaient jamais entendu parler de Nespresso et des bénéfices du yoga et […]

  2. Quand je vivais à Paris, Monsieur Aziz avait trouvé une façon originale pour nous faire avaler l’hiver et, par le fait même, (pardon je veux dire par la même occasion) un peu de fast food. Remplacez la Black Label par de la Valstar, la mini-jupe par un jean (quoique des fois, pas la peine de remplacer) et les cheveux noir par…mmm…des cheveux: vous avez la version lebeloise parigo.

    Le secret d’Aziz, c’était ‘’le Grec’’. Pas celui qui a deux jambes, deux bras et qui connaissait pas encore la crise, non ‘’Le Grec’’ d’Aziz c’était le plus gros sandwich de la rive droite, le plus gras à intérieur du périph, le plus salé de la Capitale de la Gastronomie mondiale.

    Dans un pain pita de la taille d’un sac de sport, Aziz fourrait d’abord la base : un demi agneau (ou tout autre viande animale d’origine non contrôlée). Puis venaient les options. Aziz les annonçait toujours haut et fort : ‘’Salade-Tomate-Oignons ?’’(j’ai longtemps cru que ‘’Salade-Tomate-Oignons’’ n’était qu’un seul mot), ‘’Mayonnaise-Ketchup-Harissa ?’’ Chacun avait sa préférence et c’était toujours très compliqué. Ca donnait quelque chose du genre ’’alors ca sera Salade-Tomate mais pas oignons. Beaucoup de Ketchup et un peu de Harissa, mais de la Mayo à part. Je veux supplément viande mais remplace un peu de viande par une merguez…etc…etc…’’
    Et on pouvait compter sur Aziz pour respecter à la lettre les demandes. Le tout était servi sur un papier dans un plateau en plastique (avec Bisphénol inclus), et arrosé de frites cuites à l’huile de Peugeot 404.

    C’était pas cher, c’était servi en 3 mn et 12 s, c’était ouvert tard, c’était roboratif (pardon, je veux dire après on avait les dents du fond qui baignent), c’était de la Haute Gastronomie à la française.

    Si Aziz sert encore des grecs aujourd’hui, je suis sur qu’il se mettrait un bras dans ses pitas plutôt que te faire un rabais. La pollution Aziz il s’en fout. La météo il s’en cogne. Il te rajoute toutes les frites que tu veux sur ton plateau, mais aligne le pascal. Dans développement durable, le mot préféré d’Aziz, c’est pas durable.

    Soutenons la candidature d’Aziz à l’Organisation Mondiale du Sandwich. Au diable les microgrammes, les particules fines, les particules pas fines. Au diable les particules tout court.

    Vive les grecs, la Salade-Tomate-Oignons, et les Peugeot 404.

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