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Chine – Le pourquoi

Il y cinq ans je débarquais à Pudong (un seul terminal à l’époque !) avec mes deux grosses valises. Le vol avait été mouvementé et la madame tibétaine assise à côté de moi dans l’avion avait vomi. En bonne hypocondriaque, j’avais eu peur de la gastro et je m’étais demandé (sans en souffler mot à Mr. Carducci) si on avait pris la bonne décision de venir s’installer ici. Il faut dire que tout s’était enchaîné assez rapidement.

Août 2006 : Mr. Carducci et moi ne sommes pas satisfaits de notre routine boulot-dodo italienne. On mange une pizza margherita dans un resto au look rétro de Bergamo et on se dit qu’on manque d’air, qu’on veut voir le monde, que ça devrait être plus l’fun la vie. Mr. Carducci s’ingénie à trouver une solution. Il ne dort plus. Il se lève tous les matins à 5 heures pour envoyer des cv à droite, et à gauche jusqu’en Chine. On l’appelle tout de suite, on le convoque en entretien. Personne ne le dit mais il est probablement le seul Italien à vouloir s’établir à Shanghai. Il n’a aucune expérience dans le domaine et dans le type de poste qu’on lui propose. Il n’a jamais mis le pied en Asie et ne sait pas parler chinois mais il en jette Mr. Carducci en entretien.

Septembre 2006 : On lui donne le poste et là, tout d’un coup, je me réveille.  Est-ce que j’ai vraiment envie de vivre à Shanghai ? C’est pas un peu loin ? Et la Chine, c’est pas un peu sale ? J’hésite, je tergiverse puis un jour j’ai un signe. En séminaire dans un hôtel au fin fond de la Franciacorta, j’entre dans ma chambre et ça sent bon. Je m’approche pour lire le nom du parfum d’ambiance sur le diffuseur. Ça s’appelle Shanghai. C’est le signe du destin que j’attendais, j’appelle Mr. Carducci pour lui dire de préparer sa valise. On part!

Novembre 2006 : Mr. Carducci part pour la première fois en Asie. Je suis inquiète et je me demande si son cellulaire va capter. Il tombe en amour avec Hong Kong, il s’amourache de Pudong et des marchés. Les photos qu’il m’envoie sont un peu grises mais je me dis que ça ne doit pas être aussi glauque à longueur d’année. On fixe notre déménagement au mois de février 2007. On est plein d’enthousiasme. Je donne ma démission.

Décembre 2006 – Janvier 2007 : On fête Noël mais Mr. Carducci s’endort car il est en plein jetlag. Il nous a déjà trouvé un bel appart au 26ème étage avec vue sur un stade. De mon côté en Italie, je travaille, je prépare nos boîtes et je repeins l’appart. Je suis triste et contente à la fois.

Février 2007 : Mes beaux-parents montent de Grosseto pour nous aider avec le déménagement. On réussit à tout faire entrer dans notre Agila bleu électrique. Luciana devra faire les cinq heures de trajet avec un ficus sur les genoux et une boîte de casseroles sous les pieds. On pleure et on s’embrasse. Deux heures plus tard, je me rends compte que le permis de conduire (encore !) de Mr. Carducci est resté dans la poche de son manteau d’hiver qui est dans la housse de plastique qui est dans le coffre de l’Agila qui est maintenant à Vérone. Mes beaux-parents font demi-tour. Ils n’osent pas se fâcher. On repleure. On passe la dernière nuit chez nos amis Ester et Marco qui nous prêtent leur chambre. Je ris pour un oui et pour un non, la fatigue commence à l’emporter. Le lendemain matin, Ester nous accompagne à l’aéroport, destination nouvelle vie.

Alors ça valait le coup de venir à Shanghai ? La réponse dans le prochain post !

PS: Vous aimez l’image? Allez jeter un coup d’oeil aux oeuvres de Popil, une artiste chinoise pleine de talent!

Cinque anni fa sono atterrata a Pudong (c’era solo un terminale all’epoca!) con le mie due grosse valigie. Il volo era stato agitato e la signora tibetana seduta accanto a me sull’aereo aveva vomitato. Da buona ipocondriaca, avevo avuto paura di beccarmi la gastro e mi ero chiesta (senza dirlo a Mr. Carducci) se venire qua era la scelta giusta. Va detto che il tutto si era deciso abbastanza in fretta.

Agosto 2006: Mr. Carducci e io non siamo soddisfatti della nostra routine quotidiana italiana. Stiamo mangiando una pizza margherita in un ristorante retrò di Bergamo e diciamo che ci manca l’aria, vogliamo girare il mondo, che la vita dovrebbe essere più divertente. Mr. Carducci si sforza di trovare una soluzione. Non dorme più. Si alza ogni mattina alle 5 per inviare curriculum a destra e a sinistra, fino in Cina. Lo chiamano subito, lo vogliono incontrare. Nessuno lo dice ma è probabilmente l’unico Italiano disposto a trasferirsi a Shanghai. Non ha nessuna esperienza nel settore e nel tipo di posizione offerta. Non ha mai messo piede in Asia e non parla cinese, ma Mr. Carducci è uno che sa fare colloqui.

Settembre 2006: Gli danno il posto e io mi sveglio tutto di un colpo. Ma voglio davvero vivere a Shanghai? Non è troppo lontano? E la Cina, non è troppo sporca? Esito, tergiverso e poi un bel giorno ho un segno del destino: sono in un hotel della Franciacorta per un seminario di lavoro, vado in camera e noto che c’e un buon profumo. Vado a leggere il nome della fragranza sul diffusore. Si chiama Shanghai. Questo è il segnale che aspettavo, chiamo Mr. Carducci e gli dico di preparare la valigia. Si parte.

Novembre 2006: Mr. Carducci parte per la prima volta in Asia. Sono preoccupata e mi chiedo se il suo cellulare prenderà. Lui s’innamora di Hong Kong, di Pudong e dei mercati. Le foto che mi manda sono sempre un po’ grigie, ma mi convinco che non può essere cosi tutto l’anno. Fissiamo la data del trasloco. Siamo entusiasti. Mi dimetto.

Dicembre 2006 – gennaio 2007: Celebriamo il Natale ma Mr. Carducci si addormenta perché ha il jetlag. E’ stato bravo, ha già trovato un bel appartamento al 26simo piano con vista sullo stadio. In Italia, io continuo a lavorare, a prepare scatole, a imbiancare l’appartamento. Sono triste e felice allo stesso tempo.

Febbraio 2007: I miei suoceri vengono da Grosseto per aiutarci con il trasloco. Riusciamo a fare entrare tutto nella nostra capiente Agila blu elettrico. Luciana farà il viaggio di cinque ore con un ficus sulle ginocchia e una scatola di pentole sotto i piedi. Piangiamo e ci abbracciamo. Due ore più tardi, mi rendo conto che la patente di guida (ancora!) di Mr. Carducci è rimasta nella tasca di un giubbotto che si trova nella fodera di plastica che si trova nel baule dell’Agila che si trova ora a Verona. I miei suoceri fanno marcia indietro. Non si arrabiano ma avrebbero tutto il diritto. Piangiamo di nuovo. Trascoriamo l’ultima notte a casa dei nostri amici Ester e Marco che ci prestano la loro camera. Rido per un sì e per un no, la stanchezza prende il sopravvento. Al mattino, Ester ci accompagna in aeroporto, destinazione nuova vita.

Allora ne valeva la pena? La risposta nel prossimo post!

PS: Vi piace l’immagine? Andate a scoprire il lavoro di Popil, un’artista cinese con tanto talento!

3 commentaires sur “Chine – Le pourquoi

  1. Che ridere! Ti ricordi la sera prima della vostra partenza in Cina?? Avevate portato il cinghiale in umido e noi abbiamo preparato la polenta! Tu eri talmente stanca e stravolta che ridevi per ogni cosa…. :-)))
    Ester

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