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Retourner en enfance

DisneylandÇa y est, le bail de location est signé : Mickey et Minnie auront un pied à terre à Shanghai en 2015. Leur nouveau domaine d’une superficie de 3,9 km2 comprendra bien évidemment un château (le plus haut et le plus grand de tous les parcs Disney du monde), un parc à thème, un lac, des hôtels et des centres commerciaux. Le couple de rongeurs dispose déjà de deux autres résidences secondaires en Asie, à Tokyo et à Hong Kong. Malgré cela, les project managers chinois et américains sont confiants que le Disneyland chinois attirera environ 7,3 millions de visiteurs par an. Les contribuables n’en sont pas si sûrs et craignent une hausse des taxes pour financer ce projet de 24,5 milliards de yuans (3,7 milliards de dollars américains).

Je n’ai jamais mis les pieds au royaume de Disney et je ne me rappelle pas avoir insisté auprès de mes parents pour y aller. C’est probablement parce que je n’ai jamais été une grande fan de Mickey et que j’ai toujours préféré les options locales comme les parcs d’amusement de la Ronde et de l’Expo, moins clinquantes mais tout aussi magiques et divertissantes pour une petite fille de 7 ans. C’est mon père qui m’emmenait tous les étés faire un tour de manège à la Ronde. On partait de bon matin pour Montréal, on arrêtait déjeuner au Roy Jucep à Drummondville et puis on filait sur l’île Sainte-Hélène. Papa se faisait un devoir d’embarquer avec moi dans tous les manèges, même dans ceux « qui tournaient la tête à l’envers ». Ma mère nous accompagnait parfois. Elle nous attendait patiemment pendant qu’on dévalait les montagnes russes et qu’on tournoyait dans la troïka. On terminait la journée avec une crème glacée et par un tour de pitoune, le seul manège dans lequel elle acceptait de monter.

Dans la vieille capitale, c’est ma sœur Marjo et mon beau-frère Denis qui m’ont initié aux plaisirs de l’Expo : les manèges un peu rouillés au look rétro, la musique disco à tue-tête, l’odeur de hot-dog steamé et les jeux d’adresse pour gagner un toutou Made in China déjà à cette époque.  Ma sœur insistait pour qu’on virevolte une ou deux fois dans les tasses folles mais moi mon manège préféré c’était le rotor, un grand tambour qui atteignait une vitesse de 30 tours par minute. J’adorais le moment, où une fois la vitesse de croisière atteinte, la plateforme servant de sol descendait laissant les gens cloués au haut de la paroi, maintenus pas la force centrifuge.

Je ne sais pas si j’irai au Disneyland chinois. Avec le temps j’ai moins envie de provoquer les sensations fortes. Certains moments de la vie ressemblent déjà assez aux montagnes russes, avec des hauts et des bas qui se succèdent à une vitesse affolante.

Ecco fatto, il contratto di locazione è stato firmato: Topolino e la sua Minnie avranno una casa vacanza a Shanghai nel 2015. Il loro nuovo dominio di 3,9 km2 comprende naturalmente un castello (il più alto e il più grande di tutti i parchi Disney nel mondo), un parco a tema, un lago, degli alberghi e centri commerciali. La coppia di roditori ha già altre due case in Asia, a Tokyo ed a Hong Kong. Nonostante questo, i project managers cinesi ed americani sono sicuri che questo primo Disneyland cinese attirerà circa 7,3 milioni di visitatori all’anno. I contribuenti sono meno convinti e temono un aumento delle tasse per finanziare questo progetto di 24,5 miliardi di yuan (3,7 miliardi di US dollars).

Non ho mai messo piede nel regno Disney e non mi ricordo avere assillato i miei genitori per andarci. E’ vero che non sono mai stata una grande fan di Topolino e che ho sempre preferito le opzioni locali, come i parchi di divertimento La Ronde a Montreal o Luna Park a Quebec, meno appariscenti ma altrettanto magici e divertenti per una bambina di 7 anni. Ogni estate, il mio babbo mi portava a fare un giro sulle giostre. Partivamo presto la mattina per Montreal, ci fermavamo a fare una colazione uova e bacon allo Roy Jucep di Drummondville e poi si proseguiva sull’isola Saint-Hélène, dove si trovava il parco La Ronde. Il mio babbo non si faceva di certo pregare per salire con me in tutte le giostre, anche quelle che “ti mettono la testa in giù”. A volte la mia mamma veniva con noi. Ci aspettava pazientemente mentre  scivoliamo nelle montagne russe e giravamo sulla troïka. Si concludeva sempre la giornata con un gelato e con un giro di “pitoune”, l’unica giostra nella quale lei accettava di salire con noi.

Più vicino casa, a Quebec, s’installava per due settimane ad agosto il luna park. La mia sorella Marjo e il mio cognato Denis mi ci portavano sempre. Sono loro che mi hanno fatto conoscere i piaceri del luna park: le giostre un po’ arrugginite dall’aspetto retrò, la musica disco a tutto volume, l’odore di hotdog cotto al vapore, i giochi di abilità per vincere un pupazzo Made in China già a quell’epoca. La mia sorella insisteva per fare uno o due giri nelle tazze pazze ma per me il più divertente era il gravitron, una giostra a centrifuga che gira velocissima schiacciandoti sulla parete. Si rimaneva incollati alla parete anche quando veniva tolto il pavimento.

Non penso che andrò al Disneyland cinese. Con il passare degli anni, ho meno voglia di provocare emozioni forti. Certi momenti della vita sono già abbastanza simili alle montagne russe, con alti e bassi che si succedono con una rapidità sconcertante.

6 commentaires sur “Retourner en enfance

  1. […] Y a t-il quelque chose de plus estival que des manèges au look rétro? Ici on en voit malheureusement de moins en moins car on investit tous nos sous dans le Disneyland Shanghai qui ouvrira ses portes en 2015. […]

  2. Gardaland esiste dal 1975!!! Io però ci sono andata per la prima volta circa nel 1982-83… praticamente c'erano 5 o 6 giostre… ma mi sembrava fighissimo!!!
    Ester

  3. @Ester: anche da noi funziona cosi, paghi l'ingresso e poi via in tutte le giostre, tutto il giorno! Ma io pensavo che Gardaland era una cosa nuova, di pochi anni. Da quando c'e?

  4. Ciao,

    anche nella mia famiglia c'era la tradizionale gita annuale a Gardaland! Che bello!! La cosa più incredibile era che si pagava un biglietto di entrata e poi si poteva fare tutti i giri che voleva sulle giostre!!! As much as you can!!!! Fantastico!!! Mi sembrava un sogno!!!
    Anche io da piccola andavo sulle montagne russe… poi con gli anni mi sono calmata… adesso quando salgo sulla giostra con la Bea mi gira la testa mi viene da vomitare…. gli anni passano!!! :-)))

    Baci!!
    Ester

  5. @ ma doudou en or: Je me souviendrai toujours la face que tu as fait quand on t'a emmenée pour la première fois à l'expo et qu'on t'a embarquée dans ton premier manège. Sérieuse comme un pape, tu n'avais vraiment pas l'air de t'amuser. Tu étais beaucoup plus emballée par les poneys et les animaux de la ferme de l'expo agricole!😉

    Il faut ABSOLUMENT faire un tour dans le Rotor ensemble! Cet été?

    gros becs xxxxx

  6. Ce sont des beaux souvenirs🙂
    J'ai malheureusement hérité de la peur des manèges de ma mère! Je l'accompagne avec plaisir dans les tasses folles (le seul manège qu'elle accepte de faire depuis les 30 dernières années hihi) et je peux même faire un tour dans la pitoune, mais oulala que je trouve ma tante courageuse d'avoir essayé les manèges-monstres qui te secouent de tout bord tout côté!
    Sache que le fameux rotor existe toujours! Peut-être que la prochaine fois j'oserai m'y aventurer en sachant que ma matante adorée y a survécu, et qu'elle a même apprécié l'expérience!
    Je t'embrasse fort, c'est toujours un grand plaisir de te lire🙂

    Ta doudouxxxxx

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