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The outback

Australia - outbackQuand j’ai commencé à organiser notre road trip en Australie, il était clair pour moi que nous ne pouvions nous limiter à longer la côte et la mer. Pour avoir une vision plus complète et plus réelle de ce pays immense nous nous devions de faire quelques kilomètres dans l’outback. De son côté, Mr. Carducci, qui s’imaginait déjà au bord de l’océan à se faire dorer au soleil, n’était pas chaud à l’idée de faire 1000 km supplémentaires sur des routes en terre battue. Dans un élan de démocratie, j’ai quand même prévu un séjour de deux jours dans la chaude Mildura, à 500 km au nord de Melbourne, et réservé un tour au Mungo National Park. Nous avons mis environ une demi-journée pour se rendre à destination. Huit heures de paysage aride, de végétation au ras du sol et de villages fantômes. C’est amusant les deux premières heures mais à la longue on se lasse de ce décor poussiéreux. On voudrait voir du monde et des kangourous. Nous étions contents d’arriver à Mildura, un oasis de verdure alimenté par le fleuve Murray, d’où nous partions le lendemain pour une visite au Mungo National Park.

Il faudra encore deux heures trente de jeep pour se rendre à l’entrée du parc qui figure à la liste du patrimoine mondial. Il est 17 heures et il fait 45 degrés au soleil. Notre guide autochtone nous raconte comment son peuple a été massacré quand les Anglais sont arrivés, comment certains de ses ancêtres ont pu survivre malgré des conditions extrêmes. On pique-nique dans l’hangar de l’ancienne bergerie, avant de s’aventurer dans le parc. C’est silencieux et notre regard se perd à l’infini. J’ai l’impression de voir jusqu’au bout du monde, il n’y a rien pour bloquer mon champ de vision à part les nuées d’insectes qui nous tournent autour. Nous sommes dans un état d’isolement total. Trop occupée à m’enduire d’anti-mouches, je ne vois pas le ciel changer soudainement de couleur, virant du bleu au noir, et je ne sens pas le vent se lever. Les mouches se cachent dans mon dos alors que le sable commence à tourbillonner autour de nous. Je ferme la bouche et les yeux et j’enfonce mon chapeau de paille acheté pour l’occasion. Notre guide nous annonce que nous devons faire demi-tour car le temps est à l’orage. Il faut faire vite car pendant la pluie les routes menant au parc sont impraticables. Malheureusement pas de coucher de soleil orangé pour nous, Mère Nature en a décidé autrement. Sur le chemin du retour, comme pour compenser, on voit notre premier kangourou qui sautille poussé par le fort vent. Mr. Carducci et moi nous sourions, alors c’est ça l’outback…

Quando ho iniziato ad organizzare il nostro road trip in Australia, per me era chiaro che non ci potevamo limitare a viaggiare lungo la costa e il mare. Per avere una visione più completa e più reale di questo vasto paese, bisognava avventurarsi nell’outback. Al contrario, Mr. Carducci che già si vedeva dormire al sole in spiaggia non era molto convinto all’idea di farsi 1.000 chilometri supplementari su strade sterrate. In un impeto di democrazia, ho comunque previsto una tappa di due giorni nella calda Mildura, 500 chilometri a nord di Melbourne, e prenotato un tour nel Mungo National Park. C’e voluta mezza giornata per raggiungere la destinazione. Otto ore di paesaggio arido, di arbusti rimpiccioliti e di paesini fantasma. Le prime due ore sono divertenti, le ultime un po’ noiose. Dove sono le persone e i canguri? Eravamo felici di arrivare a Mildura, un oasi di verde alimentato dal fiume Murray, da dove si partiva il giorno dopo per la visita al parco nazionale.

Anche li ci vorrà più di due ore e mezza di jeep per raggiungere l’ingresso del parco, riconosciuto patrimonio mondiale dall’Unesco. Sono le 5 e ci sono 45 gradi al sole. La nostra guida autoctona ci racconta come il suo popolo e’ stato massacrato dagli colonizzatori inglesi, come alcuni dei suoi antenati sono sopravvissuti in condizioni estreme. Si mangia sotto la tettoia della vecchia stalla, prima di avventurarsi nel parco. E’ silenzioso e il nostro sguardo si perde all’infinito. Mi sembra di vedere fino all’altra parte del mondo, non c’è nulla per bloccare il mio campo visivo a parte le nuvole d’insetti. Siamo in uno stato di totale isolamento. Troppo impegnata a spalmarmi l’anti-mosche, non vedo il cielo che improvvisamente cambia colore, passando dal blu al nero, e non sento il vento che si alza. Le mosche furbe si nascondono dietro le mie spalle e la sabbia comincia a girare intorno a noi. Chiudo gli occhi e la bocca e acchiappo il mio capello di paglia comprato apposta per l’occasione. La nostra guida ci dice che bisogna tornare indietro perché il tempo è burrascoso. Dobbiamo fare in fretta, perché quando piove le strade del parco diventano impraticabili. Purtroppo non vedremo il tramonto arancione, Madre Natura ha deciso diversamente. Sulla via del ritorno, come per compensare, vediamo il nostro primo canguro che saltella spinto dal forte vento. Mr. Carducci e io ci guardiamo sorridendo, allora e’ questo l’outback…


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8 commentaires sur “The outback

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  3. @Sonia: vero? era tutta studiata questa foto! Il capello l'ho anche messo in aeroporto a Shanghai quando siamo tornati. Tipo questi turisti che rientrano dei Tropici. Troppo forte, era tanto che lo volevo fare ma non avevo mai il capello sotto mano. Stavolta invece si!

  4. Wow che scatti!!! Tu appoggiata alla staccionata sembri una vera top model con quel cappelino super fashion!!

    Sonia

  5. Wow… che spazi incredibili…. meraviglioso….
    Ester

  6.  Encore de belles photos (surtout la 1e!)!!!

  7. @mom: malheureusement je ne crois pas avoir donné la piqûre des voyages à mes neveux et nièces mais j’espère quand même les encourager à être plus curieux, plus ouverts sur le monde qui les entoure. Contente de voir que je te fais voyager ma maman chérie.

  8. En te lisant ce matin,j’oublie la neige qui est encore tombée la nuit dernière et je suis moi aussi en Australie…le proverbe ‘Si jeunesse savait,si vieillesse pouvait’ prend tout son sens…tes aventures inspireront peut être ton neveu et tes deux nièces…..MOM

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