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Wŏ jiào Véronique

Depuis une semaine, j’essaie de mettre en pratique le peu de chinois qu’on m’a enseigné jusqu’à maintenant. Je ne suis pas très difficile dans le choix de mes interlocuteurs, je baragouine avec le gardien de notre immeuble, le chauffeur de taxi, la vendeuse, la caissière du supermarché. Mes sujets de conversation sont loin d’être philosophiques pour l’instant, je me contente de saluer (nĭ hăo), de dire mon nom (wŏ jiào Véronique), ma nationalité (wŏ shì Jiánádàrén) et de commander une tasse de thé vert (wŏ yào yì bēi lü chá). Si je suis en forme, je peux aussi compter jusqu’à 10 (en incluant le zéro!), c’est une sorte de prime que j’offre à ceux et celles qui font l’effort de participer à la conversation.

Nous ne sommes que deux étudiantes dans ma classe, ce qui rend les deux heures et demie que dure mon cours assez intensives merci. Surtout quand on s’applique à apprendre les chiffres, moi qui n’ai pas la bosse des mathématiques. Pour l’instant, nous nous concentrons sur le vocabulaire et les structures de phrases qui pourraient nous être utiles au quotidien. Le cours niveau débutant prévoit l’usage de l’alphabet pinyin et l’apprentissage de quelques idéogrammes. Pour ceux qui ne le savent pas, le pinyin est le système de transcription phonétique du chinois. L’alphabet pinyin, en recourant aux 26 lettres de l’alphabet latin, facilite de beaucoup l’enseignement dumandarin aux étrangers. Mais malgré cela, apprivoiser la langue locale n’est pas de tout repos, certaines subtilités phonétiques me donnent du fil à retordre. En effet, depuis le début du cours, ma professeur Annie essaie par tous les moyens de nous faire comprendre la distinction entre « q », « sh » et « ch » qui sonnent exactement pareils pour nos oreilles occidentales. Et je n’aborde pas le problème des quatre tons qui ralentit de beaucoup mon élocution. Il y a le ton haut et plat, le ton montant, le ton qui descend puis remonte et le ton descendant. Vous pouvez bien vous imaginer que la langue chinoise devient une drôle de mélodie, surtout quand c’est moi qui la chante.

4 commentaires sur “Wŏ jiào Véronique

  1. Ah!!!!!!!! Tu me donnes tellement envie de me remettre à bûcher sur cette si belle langue. Mine de rien, tu vas te trouver des talents de chanteuse après des mois de pratique des 4 tons. Alors allez Coco Lee! À l’étude!!!
    Ni de pengyou!
    Zaijian!!!!

  2. Aspetto con ansia di sentirti parlare in cinese con accento locale… come quando dici a Pissa e a RRRoma!!

    Baci Ester

  3. Veronì…siamo tutti con te, già mi immagino quanto sarà particolare il tuo accento francese mentre parli cinese!!!

  4. A défaut d’avoir la bosse des mathématiques,tu as surement des aptitudes pour les langues pour vouloir en apprendre une cinquième…surtout que celle là n’est pas facile …On te souhaite du courage et de la persévérance…d’après les vieux sages,c’est la clé du succès !!!!!! MOM

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